La fin du mois de juin aura été marquée par de fortes chaleurs enregistrées sur l’ensemble du territoire. Avec des températures dépassant les 30°, on parle déjà de « vague de chaleur » voire de canicule. En effet, le terme « canicule » se définit comme un épisode de températures élevées, de jour comme de nuit, sur une période prolongée (plus de trois jours). Ces périodes de fortes chaleurs présentent des risques pour les travailleurs, notamment sur les chantiers. Quels sont les effets de ses fortes températures sur la santé des salariés ? Quelle est la réglementation et comment prévenir des risques ?

Risques et effets sur la santé

Par temps caniculaire, des symptômes tels que fatigue, maux de tête, nausées, malaises… peuvent apparaître. Ils sont signe de déshydratation, voire coup de chaleur et ne doivent pas être pris à la légère. Selon l’âge, la santé physique mais aussi selon les conditions de travail et la pénibilité des tâches à effectuer, chaque individu ne répondra pas de la même façon aux fortes chaleurs. Sur les chantiers en extérieur, les ouvriers sont particulièrement exposés. D’autant plus que les mois d’été, juillet et août, sont des périodes de forte activité. Il est donc nécessaire pour l’employeur d’informer chacun des risques liés à la chaleur, des moyens de préventions, des signes ou symptômes du coup de chaleur ainsi que des gestes de premier secours.

Règlementation et bonne pratique

Si le Code du travail n’indique aucune température maximale, il prévoit cependant des dispositifs particuliers pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs en cas de fortes chaleurs. Ainsi l’article R.4534-143 du Code du travail impose aux employeurs du BTP (Bâtiment et Travaux Publics) la mise à disposition pour les ouvriers d’au moins 3 litres d’eau par jour et par travailleur. De même, la réglementation française demande, via l’article R. 4534-142-1, aux entreprises d’aménager un espace de repos ombragé et/ou climatisé pour que les travailleurs puissent effectuer des pauses régulières.

Afin d’anticiper les vagues de chaleurs, l’état a aussi reconduit, pour 2018 le Plan National Canicule (PNC) 2017. Ce plan définit les actions à mettre en œuvre aux niveaux local et national pour prévenir les effets sanitaires d’une canicule, protéger les populations par la mise en place de mesures de gestion adaptées aux niveaux de vigilance météorologique mais aussi informer et communiquer auprès du grand public, des entreprises et des travailleurs. 

Par ailleurs, des mesures simples et efficaces peuvent être mises en place pour limiter les effets néfastes de la chaleur : 

  • s’hydrater régulièrement et en quantité,
  • aménager les horaires de travail, en concentrant les tâches au moment de la journée où la température est la moins élevée (principalement tôt le matin), éventuellement en reportant les tâches trop exposées (couverture de toit…), ou en envisageant  une rotation avec des postes moins exposés,
  • augmenter la fréquence des pauses,
  • privilégier le port de vêtements de couleur claire, tout en continuant à porter les EPI indispensables aux ouvriers (casques, chaussures de protection…)
  • éviter de manger des plats trop riches et de boire des boissons fortement sucrées ou caféinées.


Si les fortes chaleurs peuvent ralentir l’activité, l’employeur reste, cependant, responsable de la sécurité et la santé des salariés. Il doit évaluer les risques et les indiquer dans le document unique de l’entreprise. Il s’engage aussi à prendre toutes les mesures nécessaires pour les réduire au maximum. DEKRA, leader européen de l’inspection et la certification, met à votre disposition des moyens adaptés à la rédaction d’un document unique efficace et de qualité. 
 

Source : INRS, Ministère des Solidarités et de la Santé

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