Avec plus de 350 stations de skis et plus de 51 millions de journées-skieurs enregistrées en 2017, la France est dans le top 3 des destinations mondiales préférées des amateurs de sports alpins, derrière les Etats-Unis et l’Autriche. Elle figure, aussi, au 1er rang mondial en nombre de remontées mécaniques avec 3 356 installations répertoriées sur le territoire. Ainsi plus de 578 millions de passagers ont emprunté ces remontées en 2016, générant un chiffre d’affaires de 1 206 millions d'euros. Comment assurer le bon fonctionnement des installations, éviter les pannes et garantir la sécurité des passagers ?

19.06.2018
Temps de lecture: 3 minutes

Quelles sont vos obligations ?

L'article L342-7 du code du tourisme définit les “remontées mécaniques” comme suit : « sont dénommées “remontées mécaniques” tous les appareils de transports publics de personnes par chemin de fer funiculaire ou à crémaillère, par téléphérique, par téléski ou par tout autre engin utilisant des câbles porteurs ou tracteurs ». Ces appareils, pour la sécurité de tous, sont soumis à diverses obligations règlementaires. L'exploitant a pour responsabilité de prévenir les risques d’accident et de protection de la santé des personnes. Il est tenu de vérifier la solidité des infrastructures mécaniques neuves avant leurs mises en service et tout au long de leur exploitation.

L’arrêté du 7 août 2009 relatif à la conception, à la réalisation, à la modification, à l'exploitation et à la maintenance des téléphériques précise les différentes inspections périodiques, notamment : 

  • Les inspections annuelles : au moins une fois par an, les exploitants de téléphériques sont tenu de soumettre leurs installations à une inspection complète comprenant des contrôles visuels sans démontage et des essais par un organisme agréé par le ministre chargé des transports tel que DEKRA Industrial.
  • Les inspections pluriannuelles : elles portent sur les attaches fixes ou découplables, sur les chariots et freins embarqués et sur les câbles. 
  • Les grandes inspections : examen approfondi et complet des principaux composants. Généralement, cet examen consiste en un contrôle non destructif à l'issu d'un démontage. La première grande inspection doit subvenir au plus tard 22 500 heures de fonctionnement après la première mise en service (sans excéder 15 ans). Le deuxième, au plus tard après 15 000 heures de fonctionnement après la première inspection (sans excéder 10 ans). Et la troisième grande inspection et les suivantes, au plus tard après 7 500 heures de fonctionnement après la précédente (sans excéder 5 ans).

DEKRA à vos côtés

Depuis plus de 40 ans, DEKRA Industrial France vous accompagne dans la sécurisation de vos installations. Premier organisme agréé par le Service technique des remontées mécaniques et des transports guidés (STRMTG) pour le contrôle de ces équipements, DEKRA Industrial contribue au maintien du niveau élevé de sécurité exigé par les utilisateurs et la réglementation, grâce à la compétence de ses spécialistes et la diversité de ses missions. 
Les spécialistes DEKRA interviennent aussi bien en France qu’à l’étranger (Liban, Dubaï, ...) sur différents types de vérifications : 
 

  • essais en charge sur chaque téléporté : les appareils sont alors soumis à leur charge maximum via un simulateur ou des charges réelles de type sacs de sable, lests de béton…,
  • contrôle et enregistrement des temps réglementaires minimums et maximums d’arrêt,
  • vérification du dispositif de tension du câble,
  • ou encore analyse du bon déroulement de la procédure électrique (pour 90 % des appareils) : le technicien réalise les essais préconisés par le constructeur (mise en difficulté de l’appareil pour voir son comportement…).
     

Sources : Ministère de la Transition écologique et solidaire, Service Technique des Remontées Mécaniques et des Transports Guidés (STRMTG), France Montagnes

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