En 2022, DEKRA poursuit sa vocation d’accompagnement des entreprises, en décryptant les nouvelles orientations données par les puissances publiques et en accompagnant ses clients sur les volets technique et réglementaire. Cette mise en application devra prendre en compte aussi les nouveaux enjeux sociétaux et environnementaux.
Avec l’accélération des mesures gouvernementales et des urgences climatiques, un tour d’horizon des sujets phares s’impose !

26.01.2022
Temps de lecture: 5 minutes

Les grandes tendances sociétales et environnementales pour 2022

 

Les politiques publiques d’orientation

Grandes tendances Au niveau européen :

  • Pacte Vert pour l’Europe : depuis 2 ans et l’arrivée de la pandémie, de nombreux plans se sont faits jour pour faire face à la crise qui en découle. Cette feuille de route environnementale de la Commission européenne vise à accélérer la transformation de nos sociétés, pour aboutir à une Union européenne climatiquement neutre à l’horizon 2050. Elle est portée par la loi européenne sur le climat, adoptée en juin 2021.
  • Taxonomie verte : c’est une classification des activités économiques en fonction de leur seuil d’émissions de CO2, afin de définir si une entreprise peut être considérée comme “verte”. Cette “boussole environnementale” de l’Europe permet aux investisseurs de sélectionner des placements en conformité avec les objectifs du Pacte vert, et de sécuriser leurs actifs.

Grandes tendances Au niveau national :

  • France Relance : en pleine crise sanitaire, le Gouvernement français a lancé un programme d’investissement de 100 milliards d'euros destiné à dynamiser l’économie. Ce plan de relance, prévu pour 2 ans, est aussi l’occasion d’infléchir l’avenir par le choix de trois critères majeurs de sélection des projets retenus et financés :
    • l’écologie (30 Mds €),
    • la compétitivité (34 Mds €),
    • la cohésion (36 Mds €)
  • Les grands chantiers de transition énergétique : la loi de transition énergétique pour la croissance verte (du 17 août 2015) est une boîte à outils opérationnelle, comportant des mesures pour mobiliser les citoyens, les entreprises et les collectivités.

La transformation systémique des organisations

L’attractivité de certains secteurs est fortement dépendante des perspectives éthiques et de la prise en compte de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) par les employeurs. Avec un double enjeu : leur responsabilité environnementale effective et leur image dont le versant écologique est une composante de plus en plus importante. Branches et entreprises vont devoir généraliser les bonnes pratiques qui matérialiseront leurs valeurs :

  • l’engagement environnemental,
  • l’égalité, l’inclusion et la prise en compte de la diversité,
  • la durabilité de la chaîne économique.

Qu’elle s’incarne dans l’activité première de l’entreprise ou au travers du mécénat, d’une fondation, cette démarche, pour être valorisante, doit s’accompagner de reconnaissance via des certifications, chartes et labels… Ces distinctions, régulièrement réévaluées, peuvent concerner toutes les fonctions et tous les processus de l’organisation, pour mobiliser chacun dans la conduite de la transition environnementale.

Les actions concrètes de transition environnementale

Les principales mesures concernant les entreprises sont les suivantes :

  • La rénovation du parc de bâtiments existants,
  • L'augmentation de la performance énergétique et environnementale des bâtiments neufs,
  • Le développement des transports propres,
  • La lutte contre les gaspillages et la promotion de l’économie circulaire,
  • Le développement des énergies renouvelables,
  • Le renforcement de la sûreté nucléaire.

Construction immobilière :

Dépenses d'investissement ou CAPEX : les nouvelles normes énergétiques imposent des choix dans les financements, et les probables évolutions à venir devraient pousser les décideurs à anticiper pour sécuriser leurs investissements.

Tension sur le foncier : les professionnels font face à une réduction de l’espace constructible. De 20 000 et 30 000 hectares d’espaces naturels sont artificialisés chaque année en France. C’est une des principales causes de la perte de biodiversité, mais aussi de l’érosion et du bouleversement climatique. La réhabilitation des friches est donc un des leviers du Gouvernement pour atteindre “zéro artificialisation“ d’ici 2050.

Décarbonation :

Améliorer l’efficacité énergétique : portée par de nombreuses directives, elle vise la limitation de la consommation par la rénovation des bâtiments, l’isolation du bâti neuf, l’efficience des systèmes de climatisation...

Relocaliser et développer les centres serveurs : pour assurer le développement numérique de l'Europe, en soutenant la digitalisation et la transformation numérique, tout en contrôlant leurs effets environnementaux négatifs (consommation électrique, refroidissement, demande de matériaux rares).

Déployer 300 000 bornes de recharge de véhicules électriques (IRVE) : pour permettre la transformation des flottes d’entreprises et du marché des particuliers.

Développer le recours aux énergies vertes : comme le solaire, l’éolien, la géothermie, la biomasse ou l’hydraulique, en complément indispensable à une production électrique plus massive. Moins centralisées, la plupart de ces sources renouvelables peuvent être mises en œuvre à un niveau très local, voire individuel.

Poursuivre l’exploitation des centrales nucléaires : avec le réinvestissement de l’État dans cette filière d’énergie non carbonée. Que les choix futurs se portent vers de nouvelles installations ou la seule maintenance des réacteurs existants, les enjeux industriels et économiques du secteur restent colossaux.

Transformer les procédés de production : rénover le matériel industriel pour optimiser les coûts, économiser l’énergie, réduire les déchets… : un guichet de soutien à l’investissement pour les projets d’amélioration de l’efficacité énergétique apporte sa contribution sous forme de subvention à des projets d’investissement visant à réduire la consommation d’énergie et les rejets carbonés (décret n° 2020-1361 du 7 novembre 2020).

Recourir à moins de ressources ou davantage de matières recyclées : pour éviter le gaspillage de ressources naturelles, d’eau et d’énergie, le recyclage sécurise l’approvisionnement en matières premières à long terme, et réduit l’impact environnemental de l’industrie, notamment en émission de CO2. Par ailleurs, la notion de Responsabilité élargie du producteur (REP) impose de réfléchir à la diminution des déchets finaux dès le début de la chaîne de production.

Investir la filière hydrogène : en plein développement, l’hydrogène vert est unanimement identifié comme une solution durable et se structure malgré l’énormité des investissements nécessaires.

Réduire les émissions polluantes dans tous les milieux : "Vers une pollution zéro de l'air, de l'eau et du sol“ est le nom de ce plan d'action de l'UE, qui a pour objectif en 2050 un territoire européen sain et des citoyens en meilleure santé, avec des points d’étape en 2030 concernant la réduction de la pollution à la source.

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