L’empreinte carbone des projets immobiliers et urbanistiques est un des enjeux majeurs du secteur du bâtiment pour les décennies à venir. Entre les contraintes réglementaires de plus en plus strictes, les attentes légitimes d’un public sensibilisé à la transition écologique et le volontarisme des commanditaires, DEKRA aide les professionnels à déployer ingéniosité et innovation pour concilier les exigences environnementales et le respect des données économiques des projets.

21.03.2022
Temps de lecture: 6 minutes

Le reconditionnement foncier, un levier bas carbone pour les territoires

 

Une politique “bas carbone“ ambitieuse en phase avec les directives européennes

Dans le sillage des engagements communautaires européens, la France applique depuis janvier 2022 une nouvelle réglementation environnementale des bâtiments baptisée RE2020. Le volet énergétique de cette norme impose une baisse progressive des seuils d’émissions carbonées, et prend en compte le fait que la phase de construction est la plus émettrice.

Le reconditionnement foncier doit intégrer au plan opérationnel les principes d’économie circulaire et de développement durable, au cœur des stratégies de reconquête de territoires. Ils répondent à des enjeux nouveaux, à identifier et à maîtriser : qualité des sols et des eaux souterraines, végétalisation, stockage du carbone, régulation de l’eau, préservation de l'environnement, intégration des réseaux de mobilité.

Au-delà de la contrainte, tout le secteur s’engage donc dans le développement d’un nouveau mode de conception de projets. La boussole verte qui guide cette démarche est orientée par une croissance plus durable, une gestion à long terme des compétences et des formations… Dans cette optique, il faut que les collectivités territoriales soient animées de la même volonté de s’engager dans un modèle vertueux et qu’elles soutiennent des projets ambitieux. A toutes les étapes des projets, le maître-mot reste donc l’ouverture : une curiosité à 360° qui permet d’aller chercher les innovations les plus pointues, aussi bien technologiques que sociales, de favoriser l’esprit d’entreprise et les créateurs de solutions novatrices, les acteurs de la croissance verte qui investissent de nombreuses filières industrielles depuis l’adoption de la loi pour la transition énergétique.

Faire du reconditionnement foncier, un levier “bas carbone“

Dans sa politique foncière, une collectivité locale possède des pouvoirs importants… qu’elle ne se donne pas toujours les moyens d’actionner !

Il est pourtant de son ressort d’orienter les investissements - publics et privés - par l’incitation, la subvention, la démarche exemplaire, le projet urbanistique global dans lequel viendront s’insérer d’autres initiatives. Un certain nombre de questions se posent toutefois pour maîtriser tous les enjeux d’une opération de reconditionnement foncier :

  • Pourquoi reconditionner ? Pour valoriser une friche, reconvertir des bâtiments inadaptés aux nouveaux besoins, dynamiser un territoire défavorisé, réorienter l’activité, réindustrialiser,
  • Comment reconditionner ? La démarche commence très en amont, avec la volonté de changer radicalement le logiciel classique du projet immobilier. Il ne s’agit plus de faire table rase et de reconstruire plus grand et plus cher, mais de réfléchir à un projet porteur de sens pour tous ses acteurs, jusqu’aux usagers. Ce qui implique une intégration respectueuse de l’environnement, des matériaux prévus pour un réemploi futur, une gestion énergétique durable, voire un bilan énergétique positif… L’intégration d’experts dès les premières approches entre maître d’ouvrage et maitre d’œuvre est donc indispensable. Cela permet d’envisager toutes les conséquences de chaque choix et décider en connaissance de cause.
  • L’adaptation des surfaces construites. La transformation d’un bâti existant peut paraître plus complexe, mais aussi apporter des avantages en termes d’intégration architecturale, de respect des environnements protégés, d’acceptation d’un projet de changement d’activité. La structure étant plus ou moins conservée, le bilan carbone de l’opération sera généralement amélioré par l’économie de transport de gravats de destruction puis de matériaux neufs.
  • Le choix d’implantation. Le lieu d’implantation sera déterminé en grande partie par la réserve foncière, l’économie du projet, mais aussi l’usage du bâtiment. Celui-ci nécessitera des transports en commun proches, ou plutôt un accès autoroutier facile, ou encore une distance par rapport aux habitats voisins pour réduire les nuisances, par exemple…

Une grille de consultation* des différents interlocuteurs concernés peut aider à la prise en compte des besoins et attentes de chacun.

Construction de bâtiments “bas carbone“, un moteur pour le reconditionnement foncier des territoires

Une partie importante du bilan carbone d’un bâtiment résulte de sa construction, une autre est déterminée par le choix des énergies, et c’est là que la “qualité d’usage“ par les utilisateurs intervient. Le gaspillage ou la frugalité seront le résultat des solutions techniques retenues (capteurs de présence, thermostats, climatisation…) mais aussi de la responsabilisation des usagers, en habitat comme en utilisation tertiaire : se comporte-t-on de la même façon dans une tour de verre et dans un bâtiment en brique et bois qui affiche sa différence et ses ambitions environnementales ?

Une conception durable oblige aujourd’hui à inclure la gestion à long terme et la maintenance d’un bâtiment dans son économie globale. Le temps des réalisations bouclées “dans le budget“ mais d’un coût d’entretien faramineux n’est plus d’actualité quand on prend en compte tout le cycle de vie d’un immeuble.

Réduire l’empreinte carbone du bâtiment demande donc de jouer avec plusieurs leviers :

  • Le choix entre construction ou rénovation : au-delà de la possibilité de réemploi des matériaux, le respect du Code de l’Environnement et des différentes contraintes constructives doit être évalué dès la conception du projet.
  • Le niveau des ambitions environnementales pour l’ensemble du projet : si le réemploi des matériaux est là aussi une carte majeure à jouer, il faut aussi prévoir d’établir un Bilan de Gaz à Effet de Serre (BEGES).
  • Le choix des énergies les moins carbonées : pour mener à bien la transition écologique, aligner la démarche sur la Stratégie Nationale Bas Carbone · Une utilisation quotidienne et une maintenance optimisées : en faisant appel à des spécialistes de l’environnement, de la sécurité au travail et de la logistique.

Les solutions DEKRA pour répondre aux enjeux environnementaux et énergétiques actuels

Avec une palette d’expertises large et évolutive, DEKRA est en mesure de vous accompagner sur une multitude de projets d’aménagement foncier. Du choix de l’implantation aux options énergétiques, du bon niveau d’ambitions environnementales aux transformations sociétales induites par une conception nouvelle du bâti, vous êtes sûr de respecter toutes les réglementations en vigueur.

UN accompagnement autour de 3 thématiques majeures :

  • Réglementation environnementale RE2020 .
  • RSE et stratégie Bas Carbone.
  • Réemploi des matériaux de construction.

Une démarche focalisée sur la réduction de l'empreinte carbone :

  • Un accompagnement privilégiant le recours aux énergies renouvelables, des solutions pour éviter et réduire l’emploi de matériaux carbonés, compenser les émissions de gaz à effet de serre.
  • Un monitoring de chaque activité pour en réduire l’empreinte carbone,
  • Une recherche constante de l’innovation, en vue de développer de nouveaux modes de conception, de construction et d’exploitation, pour des bâtiments décarbonés…

UN engagement vers la réussite de votre projet :

C’est dans une étroite collaboration que nos équipes d'experts accompagnent nos clients sur tous les aspects du bâti et de la mobilité, dans le respect de notre environnement. Nous nous inscrivons dans une démarche globale sur toutes les phases du cycle de vie des projets.

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