Un nouveau rapport de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) montre qu'en dépit d'une forte croissance, l'infrastructure de recharge disponible pour les véhicules électriques dans l'UE est encore bien inférieure à ce qui est nécessaire et reste inégalement répartie entre les États membres.
Avec le prix, dû principalement au coût des batteries, mais prohibitif pour beaucoup de concitoyens, cela constitue encore un frein majeur à l'achat de véhicules électriques.

25.11.2020
Temps de lecture: 6 minutes

La France, si elle fait partie du top 4 des pays européens qui représentent à eux seuls 75% du parc de recharge du vieux continent, a encore beaucoup de chemin devant elle. Un réseau dense de points de recharge, sur l’ensemble du territoire, est indispensable pour favoriser la démocratisation de ces véhicules.

Ce constat est aggravé par le fait que les ventes augmentent deux fois plus vite que le nombre de bornes. Ce fait étant essentiellement due aux subventions étatiques dont bénéficient les constructeurs alors que les infrastructures de recharge ne l’étaient pas ou peu.

C’est maintenant le sujet arrivé sur les tables ministérielles et traité avec le programme des 100 000 bornes d’ici fin 2021

Le gouvernement a annoncé un nouveau plan d’aide et un objectif de 100 000 bornes 


L’état français s’est fixé comme objectif d’accompagner le déploiement d’un parc de 100 000 bornes de recharge publique à la fin de l’année 2021. Actuellement, la France métropolitaine compte environ 30 000 points de recharge ouverts au public. Autrement dit : il va falloir installer 70 000 bornes électriques en une année. C’est l’engagement pris par les signataires de la charte « Objectif 100 000 bornes » au mois d’octobre 2020. Cette charte réunit le gouvernement, les élus locaux et les acteurs des filières de l’énergie, de la grande distribution, automobile et autoroutière.


Pourquoi une telle accélération alors que ce chiffre devait être atteint à la fin de l’année 2022 ? Tout simplement parce que le parc automobile de voitures électriques a considérablement grossi. Les immatriculations ont bondi de 130% en moins de trois ans. Le baromètre Avere-France note une hausse des immatriculations de 116 588 unités entre janvier et septembre 2020 (véhicules électriques et hybrides rechargeables), ce qui représente une croissance de 141% sur une année glissante. Une tendance qui n’a pas vocation à ralentir quand on connaît le contexte sanitaire et économique de cette année 2020 défavorable. 

Problème : le déploiement du parc de bornes de recharges électriques n’arrive pas à suivre ce rythme, avec une progression de 50% « seulement » en moins de trois ans. La France, plutôt bon élève en Europe, compte en moyenne un point de recharge pour dix véhicules électriques (on en dénombre 295 000 mises en circulation depuis une décennie). Le ration Européen de 1/10 est théoriquement respecté mais à la condition que toutes les bornes soient en état de fonctionner.  Ce chiffre passe à un point de recharge pour treize véhicules en ajoutant les 97 000 véhicules hybrides rechargeables immatriculés dans l’hexagone. Mais l’état souhaite faciliter les possibilités de recharge lors de trajets plus longs pour convaincre plus de Français de basculer dans la mobilité électrique.

Acteurs privés et publics ont leur rôle à jouer pour le déploiement de ces infrastructures 


Les bornes de recharges électriques sont principalement localisées sur la voirie et les sites publics (42%). Ensuite, les automobilistes les trouvent sur les parkings (37%), et dans les entreprises et les commerces (21%). Cet enjeu de déploiement des bornes de recharge électronique relève donc bien des acteurs publics (mairie, communauté de communes, département, région, état) et des acteurs privés (aires d’autoroutes, parking de supermarchés, etc.). D’où cette signature de la charte « Objectif 100 000 bornes » regroupant des partenaires comme E.Leclerc, Lidl, Magasins U, Engie, Total, EDF, ASFA, Enedis, etc. 
Le gouvernement décide une série de mesures pour cadrer et impulser ce mouvement sous la forme d’aides financières. Pour les projets en voirie et sur les parkings ouverts au public, citons :

  • le renforcement du programme ADVENIR avec des aides désormais comprises entre 2000 et 9000€ (contre 1000 à 2000€ auparavant) ;
  • l’instauration d’aides au rétroprofit, soit une prise en charge du coût de remise à niveau d’anciennes bornes déjà existantes afin de les rendre interopérables ;
  • l’enveloppe de 100 millions d’euros consacrée à l’installation des bornes de recharge très rapide sur les autoroutes et le réseau national routier. L’idée est de composer des stations de 4, 6 ou 8 points de charges de 150 kW ;
  • la prise en charge des coûts de raccordement à hauteur de 75% par le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité jusqu’au 31 décembre 2021 (extension possible de l’offre jusqu’en 2025) ;
  • l’intégration de l’électricité d’origine renouvelable de ces bornes ouvertes au public à la taxe incitative relative à l’incorporation de biocarburants, dont le but est d’augmenter la rentabilité économique des installations.

Un programme d’aide complet via des CEE, boosté par le gouvernement


Le programme ADVENIR résulte d’un partenariat entre Avere-France et ECO CO2 visant à promouvoir la mobilité électrique depuis 2016. Le fonctionnement d’ADVENIR s’articule autour des mécanismes de CEE (Certificat d’Economie d’Energie). Cet outil propose une offre financière aux acteurs qui contribuent à développer le parc de bornes de recharge pour véhicule électriques en voirie, en entreprise ou en copropriétés. 

En quatre ans, le programme a permis le déploiement de 19 000 nouveaux points de recharge électrique en métropole. Cette démonstration a conduit le gouvernement à renouveler le programme sur la période 2020-2023. Fort d’une enveloppe budgétaire de 100 millions d’euros, ADVENIR 2 aspire à créer 45 000 bornes. Surtout, les montants de l’aide ont été révisés à la hausse comme suivant :

  • entre 3,7 et 11 kW AC : 2 100€ HT ou 2 400€ HT (si borne à la demande en voirie) ;
  • entre 12 et 22 kW AC : 2 700€ HT ou 3 000€ HT (si borne à la demande en voirie) ;
  • entre 20 et 40 kW DC : 5 500€ HT ;
  • supérieur à 40 kW DC : 9 000€ HT.

Mais, avant même de faire une demande de primes, l’éventuel bénéficiaire doit prendre contact avec un installateur obligatoirement détenteur d’une attestation de qualification mention IRVE. Cela signifie que ces offres commerciales sont bien labellisées par le programme, et qu’elles répondent au cahier des charges et à la réglementation en cours.
DEKRA est justement partenaire du programme Advenir. Nous accompagnons tous les acteurs du secteur du véhicule électrique et recharge (fabricants, installateurs, opérateurs du réseau, collectivités locales et résidentiels collectifs). DEKRA présente une offre globale depuis l’avant-projet (assistance technique, étude de faisabilité...) jusqu’au fonctionnement de la station de recharge (simulation, inspection...), en passant par le projet lui-même (tests en laboratoire, sécurisation des données...) et la mise en service (examen de documentation, vérification initiale...).
Pour des informations plus précises, contactez-nous dès à présent et demandez un devis ou consultez notre page sur la maîtrise des risques liés aux installations de recharge des voitures électriques (IRVE)

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