Le 26 juin dernier, le sénat publiait un rapport d’information sur la sécurité des ponts. En effet, ce sujet sensible est devenu prioritaire depuis le drame survenu à Gènes en août 2018 et suscite l’inquiétude chez les Français qui utilisent ces ouvrages d’art au quotidien.

Quelques chiffres :

  • Le nombre de ponts routiers en France se situe entre 200 000 et 250 000, soit un pont tous les 5 kilomètres
  • 90% de ponts sont gérés par les collectivités : départements (50%), communes et intercommunautés 40%)
  • Les 10% restant sont gérés par l’État dont la moitié est concédée aux sociétés d’autoroute
  • 10% de ces ponts présentent des défauts structurels et posent des problèmes de sécurité.

Le sénat demande à ce qu’un plan d’aide soit mis en place afin d’augmenter les dotations à l’entretien des ouvrages d’art de l’État de 60 millions actuelles à 120 millions dès 2020 et de mettre en place un fonds d’aide aux collectivités territoriales doté de 1,3 milliard d’euros sur dix ans.

En France, c’est le ministère des Transports qui fixe les échéances qui rythment l’inspection de l’état d’un ouvrage.

DEKRA propose une gamme de solutions

La solidité des ouvrages et des équipements (capacité de résistance aux efforts et au temps) permet de définir le caractère durable de ceux-ci. Une structure ou un équipement est dit fiable lorsque la probabilité d’assurer sa destination sur une durée donnée correspond à celle spécifiée dans son cahier des charges ou sa notice d’utilisation.

Sont concernées toutes les installations dont l’usage présente des risques et dont il faut auditer l’état de conservation, la fiabilité, la solidité et la résistance des structures qui les constituent. Et ce quels que soient les matériaux qui les composent (béton, bois, métal, matériaux composites…).

Déformation des structures ? Microfissures ? Lézardes ? Les fissures affectant le béton peuvent adopter différentes formes, différentes orientations et différentes tailles allant de la microfissure (moins de 0,2 mm) à la lézarde (plus de 2 mm). Elles peuvent causer de graves dommages, pouvant aller jusqu’à l’effondrement de la structure. 

Les ponts sont particulièrement impactés par ces pathologies, avec des conséquences lourdes non seulement au niveau financier mais également au niveau de la sécurité des usagers. 

Le diagnostic : étape clé permettant de mettre en évidence les éventuelles fragilités de l’ouvrage, 

L’assistance technique : elle permet de  proposer les actions préventives et protectrices à mettre en œuvre ainsi que les plans de surveillance à prévoir  pour préserver l’ouvrage et son usage.

Les campagnes de surveillance : elles comprennent différents types d’investigations (contrôles visuels, échantillonnages et analyse, mesures, suivi de fissuromètres..), à des fréquences adaptées à l’état de conservation et la sensibilité de l’ouvrage. 

Innovation

Afin de dépasser les approches de surveillance traditionnelles, tant pour des atouts économiques qu’opérationnels, DEKRA, en collaboration avec NEWSTEO, société spécialisée dans l’Internet des Objets (IoT), a développé une offre permettant la surveillance permanente et en temps réel de bâtiments anciens (musées, châteaux…) ou d’ouvrages d’art. Concrètement, des capteurs connectés (fissuromètres, inclinomètres, télémètres…) adaptés à une utilisation en extérieur sont installés sur les structures ou configurations géotechniques concernées. Ces capteurs permettent de collecter des données sur les éventuelles évolutions des  fissures qui sont ensuite analysées par un expert DEKRA, spécialiste de la construction. Celui-ci évalue alors la criticité des pathologies et conseille le client sur les actions à entreprendre afin d’éviter l’aggravation d’un désordre, voire un accident (effondrement, éboulement…). Il peut également se rendre sur le site si cela s’avère nécessaire. Le client peut aussi recevoir les alertes de son côté.

Outre un suivi à long terme, cette technologie permet de réaliser des économies importantes en matière de câblage, de facilité d’installation et de maintenance. Elle est particulièrement adaptée aux structures situées en zone sismique.

La surveillance permanente et en temps réel des ouvrages permet de prendre toute disposition utile pour éviter l’aggravation d’un désordre, voire un accident (effondrement, éboulement…)

Une technologie qui présente un intérêt renforcé dans les zones sismiques

Les capteurs connectés permettent une économie notable : Ils évitent des expertises sur site conséquentes en logistique sécurisée, coûteuses et limitées dans le temps.

Dans le cas des ouvrages maritimes, la surveillance d’état  peut impliquer de manière traditionnelle : embarcation, Pilote, expert, plongeur, nacelle négative. Au regard de ces contraintes, la surveillance connectée devient alors  la solution simple, fiable et économiquement très intéressante !

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