Les récents pics de pollution ont rappelé que la qualité de l’air est une priorité. Cette dernière a des impacts directs sur la santé des citoyens mais également sur la qualité de l’air intérieur (QAI).

Une personne passe en moyenne plus de 80% de son temps dans des lieux clos (domicile, moyens de transports, locaux de travail ou destinés à recevoir du public). L’air respiré n’est pas toujours de bonne qualité et peut représenter un risque sur la population : irritations de la peau, problèmes respiratoires, nausées,  fatigue… C’est pourquoi aujourd’hui, plus qu’un sujet d’inquiétude, identifier ces polluants et de les contrôler pour protéger les personnes fragiles comme les enfants est un véritable enjeu.

Les sources potentielles de pollution dans les locaux comme les crèches, écoles ou centres de protection maternelle et infantile (PMI) sont nombreuses (matériaux de construction, meubles, produits d’entretien, feutres, peinture, colle…) et leurs risques ne sont pas toujours bien évalués. Dans ce but, ont été réalisés ces dernières années des documents et des campagnes d’information ciblés par les administrations, et organismes spécialisés ainsi que la mise en place de réglementations.

Plan d’actions sur la qualité de l’air intérieur dans les établissements recevant des enfants.


L’importance de la thématique santé-environnement pour les pouvoirs publics et l’ensemble de la société a entraîné la mise en place d’actions concertées par les différents services de l’Etat ; la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans les établissements recevant du public (ERP) est notamment portée par le ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer.    
Les ERP peuvent envisager deux types d’approches afin de mesurer la QAI (mesures de 1er niveau), ces dernières ne répondant pas aux mêmes objectifs et impliquant des méthodologies différentes.
 

  • Auto évaluation en application du Guide pratique pour une meilleure qualité de l’air intérieur

Les établissements d’accueil collectif d’enfants de moins de 6 ans, les écoles maternelles et élémentaires qui choisissent cette méthode de mesure, doivent, avant le 1er janvier 2018, suivre un guide d’auto-évaluation où sont présentés les bonnes pratiques et les points de vigilance, ainsi que des supports permettant d’aller plus loin dans le diagnostic.

Destiné aux différents intervenants (direction, responsables des activités, service technique en charge de la maintenance, personnels d’entretien…) opérant dans ces établissements, ce guide est un support d’évaluation, de gestion et d’amélioration de la qualité de l’air intérieur.     

Organisé autour de grandes thématiques, le document aide à évaluer l’ensemble des différentes sources ou pratiques qui peuvent dégrader la qualité de l’air intérieur : l’organisation du site, les équipements, les matériaux (construction, revêtements, mobiliers), les activités (pédagogiques, ménage, travaux…), et l’aération/ ventilation.

Avec plus de 80 pages d’auto-évaluation, le guide peut être complexe à appréhender pour les nombreux acteurs impliqués. DEKRA Industrial propose d’accompagner les parties prenantes dans cette tâche en apportant une assistance technique, mais aussi une expertise dans le diagnostic de l’air intérieur. 
   

  • Campagne de mesure par un organisme accrédité

Un autre choix s’offre aux établissements cités précédemment, celui de faire réaliser des mesures par un organisme accrédité COFRAC Essai. Le délai de réalisation reste le même pour ces établissements. 
Toutefois, la démarche est différente puisque ceux-ci devront faire appel à un organisme qui réalisera, suite à une étude de stratégie d’échantillonnage, des mesures par prélèvements de polluants dans l’air. Les agents chimiques à contrôler sont ciblés et des valeurs limites sont imposées.

Accrédité COFRAC Essai pour ces mesures, DEKRA Industrial peut assurer les prestations et le service nécessaire à leurs exécution et interprétation.    
En cas de dépassement de ces valeurs, les contrôles sont à renouveler dans un délai de 2 ans et des investigations complémentaires doivent être menées pour déterminer les causes de cette pollution et décider des mesures à prendre (mesures de 2e niveau).    
Dans ce cadre, le Ministère de l’Environnement est en cours de création d’une liste d’organismes/laboratoires, adhérent à une charte garantissant les relations entre l’établissement demandeur et le prestataire, susceptibles d’apporter une assistance technique aux établissements.


Pour plus de clarté sur les options de mesure de la qualité de l’air intérieur, veuillez trouver ci-dessous ce schéma explicatif :
 

Schema qualité de l'air

 

Vous souhaitez en savoir plus ?