En ce mois de juin, la vague de chaleur s’intensifie avec 16 départements en vigilance orange. Ces épisodes de températures extrêmes de plus en plus fréquents sont un danger à la fois pour les personnes fragiles mais également pour les travailleurs en extérieur ou ayant une activité physique. Les ouvriers du BTP sont donc particulièrement impactés. Il est indispensable de savoir adapter leurs journées pour faire face aux risques d’accidents accrus.

Un chantier nécessite toujours une bonne vigilance quant aux conditions météorologiques, quelle que soit la saison de l’année. En période de fortes chaleurs, certaines mesures spécifiques doivent être prises. Tout d’abord l’employeur a l’obligation de fournir au minimum 3 litres d’eau par jour à chacun de ses salariés selon l’article R.4534-143 du Code du travail. Il est important de leur rappeler de s’hydrater toutes les 20 minutes, même si la sensation de soif n’est pas présente. Une mauvaise hydratation augmente les risques de malaises voire de coup de chaleur lorsque la température corporelle excède 40°C. Il est dans ce cas urgent de rafraichir l’employé et d’appeler les secours, le risque étant mortel. Généralement plusieurs signaux d’alerte précèdent le coup de chaleur (confusion, nausées, perte d’équilibre, fatigue ou soif intense,…) mais il peut également se produire subitement lors d’un effort physique par exemple.

C’est pourquoi les journées de travail doivent être adaptées. Les tâches lourdes doit être concentrées tôt le matin, là où la température est la moins élevée, les pauses doivent être fréquentes et dans un espace réfrigéré comme prévu par l’article R. 4534-142-1 du Code du travail. Le travail isolé doit être exclu, la surveillance mutuelle des salariés étant primordiale. Certaines tâches trop exposées (par exemple la couverture de toits) doivent être reportées. Les vêtements de couleur claire sont à privilégier mais les ouvriers doivent continuer à porter les EPI indispensables tels que les casques ou chaussures de protection. Il est recommandé d’éviter de manger des plats trop riche ou de prendre des boissons à forte teneur en sucre ou en caféine car elles ont un effet diurétique. Pour les employés réalisant le Ramadan, il peut être envisagé d’adapter leur tâche ou d’effectuer des roulements avec d’autres ouvriers pour limiter au maximum l’exposition à la chaleur. Ces employés ne pourront boire pendant la journée mais à défaut pourront utiliser l’eau pour rafraichir leur corps. Si le chantier le permet un aménagement des horaires de travail peut être proposé.

Pendant ces périodes difficiles pour la continuité de l’activité, la responsabilité de l’employeur reste engagée quant à la sécurité et la santé des salariés. L’évaluation de ces risques doit être indiquée dans le document unique de l’entreprise, et vous devez prendre les mesures nécessaires pour les réduire au maximum. DEKRA, leader européen de l’inspection et la certification, met à votre disposition des moyens adaptés à la rédaction d’un document unique efficace et de qualité.

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