Nous avons écrit un article plus récent sur ce sujet VOIR L'ARTICLE

Le troisième plan santé au travail (PST) a été adopté le 8 décembre 2015 par le conseil d’orientation des conditions de travail. Il définit les priorités du gouvernement en matière de prévention des risques professionnels pour la période 2016-2020. L’exposition aux produits chimiques (dont l’amiante) focalise les attentions.

L’État, les partenaires sociaux, la Sécurité sociale et les acteurs de la prévention sont engagés dans une politique commune de santé au travail pour la période 2016-2020. Tous les employeurs – publics comme privés – sont directement concernés par les priorités définies dans ce troisième PST.

 

Une prévention jugée insuffisante

Ainsi, en matière d’exposition aux risques chimiques, le constat du PST est sans appel. La mise en œuvre de la prévention est insuffisante tandis que le nombre de secteurs d’activité touchés demeure étendu.

« Malgré les évolutions et l’enrichissement (…) de la réglementation européenne et nationale (…), la mise en œuvre de la prévention des expositions aux risques chimiques, et en particulier aux produits cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR) ainsi qu’aux risques émergents, demeure insuffisante, notamment dans les TPE-PME. » « Les produits chimiques sont ainsi omniprésents sur les lieux de travail (…). De nombreux secteurs d’activité sont concernés : bâtiment et travaux publics, constructions ferroviaire et navale, métallurgie, industrie du verre et des métaux, industrie chimique, industrie pharmaceutique, industrie du cuir et du caoutchouc, industrie pétrolière, industrie du bois, agriculture, mines et carrières, laboratoires de recherche et services (maintenance, nettoyage, etc.). »

Les efforts doivent être soutenus notamment concernant le risque amiante.

« Les expositions anciennes à l’amiante sont encore responsables de l’essentiel des cancers reconnus. »

Amiante : la dégradation augmente les risques

Pour lutter contre ces fléaux, le PST affiche un ensemble de préconisation à l’attention du monde professionnel : de l’accompagnement des entreprises à l’amélioration du cadre réglementaire européen en passant par une meilleure prise en compte des filières exposées aux risques cumulés. Le risque amiante fait l’objet de recommandations particulières du fait de la dégradation prévisible de l’amiante présente dans les bâtiments au cours des 40 prochaines années. Le PST annonce la mise en œuvre d’une feuille de route interministérielle :

  • communiquer en direction des donneurs d’ordre et du public pour les sensibiliser aux enjeux, y compris en termes de responsabilité, de la protection contre le risque amiante ;
  • professionnaliser les acteurs de la filière du désamiantage et mettre en place un réseau de formateurs compétents ;
  • améliorer la connaissance des expositions des travailleurs en sous-section 4 et développer des actions d’information et de prévention ciblées ;
  • mettre en place un dispositif de repérage avant travaux adapté à l’ensemble des situations ;
  • favoriser le développement d’actions de recherche et développement sur les techniques de désamiantage et de métrologie et sur l’amélioration des moyens de prévention.

CMR, produits toxiques, risques émergents (nanomatériaux)… à qui s’adresser ?

Les employeurs sont les premiers acteurs de cette politique de prévention de la santé au travail. Reste qu’ils ne sont pas tous spécialistes de la question et que les sujets sont pointus et sensibles. Accrédité COFRAC, DEKRA Industrial vous apporte son savoir-faire et son expérience dans la diversité de ces problématiques : amiante, CMR… DEKRA Industrial propose également des méthodes innovantes de diagnostic des risques émergents liés par exemple à l’utilisation des nanomatériaux.

Vous souhaitez en savoir plus ?