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14/02/2012 - Prévention des risques

Prévention des risques : des stratégies très diverses

Des stratégies très diverses


Les entreprises industrielles de taille intermédiaire (50 à 500 salariés) se montrent les plus impliquées sur tous les fronts de la prévention. Loin devant leurs homologues du BTP, des services et du commerce.


L’instauration d’un cadre législatif favorable à l’environnement et la vague du développement durable ont un effet notable sur les actions de prévention. Désormais, la réglementation impose, par exemple, de tenir compte, dès la création d’un site industriel, de son démantèlement ultérieur.


Les sociétés actives dans l’extraction, la chimie et la pétrochimie sont souvent considérés comme les plus génératrices de nuisance, avec des rejets dans l’air, du bruit, des risques de pollution des airs et des eaux. Si les deux premiers phénomènes sont perceptibles par le grand public et ont un puissant impact médiatique, les deux autres aspects ne se voient pas mais sont susceptibles de coûter cher en cas d’accident et entrainent des risques sur la santé publique. La performance consiste donc à intervenir en prévention plutôt qu’en réparation, comme le confirme Sébastien Roddier, directeur commercial DEKRA Conseil HSE : « Plutôt que d’éponger à posteriori, mieux vaut agir à la source en identifiant les risques et les moyens de gestion appropriés ».


Les grands groupes ne sont pas les seuls concernés. Les ateliers de traitement de surface, par exemple, qui utilisent des métaux lourds et des bains acides, sont souvent des TPE. Ces petites structures recourent la plupart du temps à l’externalisation de la fonction étude et conseil en environnement, afin de s’appuyer sur des prestataires experts en stratégie de prévention et de réduction des risques.


Dans le BTP, il faut distinguer deux catégories d’entreprise.


D’une part, les grands groupes structurés et dotés de services internes spécialisés. Ils développent une culture préventive en vue d’être conformes au plan HSE, mais aussi pour optimiser leur performance, via de nouveaux matériels, de nouvelles organisations qui diminuent le nombre et la durée des accidents et augmentent la productivité.


D’autre part, les artisans, TPE et PME, qui manquent de volonté, de moyens, ou d’encadrement ad hoc. Intervenant en sous-traitants de deuxième ou de troisième rang, subissant une pression accrue sur leurs prix, ces petites entreprises perçoivent la sécurité comme accessoire. Constat partagé par Laurent Crémoux, directeur régional DEKRA Conseil HSE : « Dans le BTP, la démarché clé repose sur la sensibilisation et la formation : pouvoir faire comprendre à tous les ouvriers qu’enjamber une margelle ou passer par une fenêtre pour gagner un peu de temps augmente considérablement le risque d’accident ».


>> Pour en savoir plus, consultez notre baromètre de la prévention des risques


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